|

quand je change l'eau des fleurs
je perçois toujours leur vraie nature
les roses ont ce sourire vermillon
qui fait rougir le coeur du poème
les tulipes dodelinent de la tête
et me font de l'ombre
sur la page blanche
où elles se penchent
les violettes ont l'âme si légère
qu'elles tamisent le bleu du jour
dans un calice de lumière
où l'infini déborde mes pensées
Françoise Urban-Menninger
|