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Mes poèmes - Moi

 

Lettre à l'être aimé

le samedi 27 mars 2021, à 14:44. Posté par Claude


    Lettre à l’être l’aimé



    Si tu devais la mort dans l’âme
    Etouffer tous les cris d’amour,
    Réussir à sécher tes larmes,
    Tirer un trait sur ce parcours.

    Te soucierais-tu de ma peine,
    Continuerais-tu ta vie d’avant
    Dans la routine des semaines
    Où tu te passais d’un amant ?

    Peut-on faire le deuil de l’absence
    En parlant à Dieu tout là-haut
    Et sur les ailes du silence
    Monter au ciel comme un oiseau ?

    Si un jour on se recroisait
    Voudrais-tu changer de trottoir,
    Passer la tête bien baissée
    Pour mieux éviter mon regard ?

    Je ne m’en remettrai pas sans doute,
    Une idée folle me viendrait…
    Il se pourrait bien qu’à la poutre
    Mon corps veuille se balancer.

    On dit qu’il faut tourner la page,
    Mais de quel livre, de quel feuillet
    Doit-on en déchirer l’image
    Qui joliment les illustrait.

    Mon ciel est devenu de traine,
    Des gris nuages l’ont souillé,
    Sur Terre, le flanc des arbres saigne
    Sans qu’on puisse sécher leur plaie.

    Le chêne est mort, sur son écorce
    Où nos prénoms étaient gravés,
    Le vent a usé de sa force
    Pour briser deux cœurs enlacés.

    Si dans l’apnée de leur oubli
    Les jours voulaient nous faire plonger,
    Ce serait comme une fin de vie
    Désireuse de me torturer.

    Je ne m’en remettrais pas sans doute,
    Des idées folles me viendraient…
    Certaines pensées me déroutent,
    Pourtant j'ignore leur tracé.

    A présent tout seul je chemine
    Pour retrouver ce vert endroit
    Où bien cachés dans la colline
    Je me suis mis nu contre toi.

    Odeur de thym, odeur d’épices
    Qui sous nos corps se libéraient,
    Gestes imprudents dont les délices
    Vers l’insouciance nous guidait.

    Si tu veux des pierres de lune,
    J’irai pour t’en faire un collier,
    A Pierrot je prendrai sa plume
    Du corps céleste, je t’écrirai.

    Si les fleurs ne devaient plus éclore
    Ni la nature se réveiller
    Et si la robe de l’aurore
    Etait souillée par la rosée.

    Je ne m’en remettrai pas sans doute,
    A mes yeux des larmes viendraient…
    Comment passer entre les gouttes
    Lorsque la pluie ne peut cesser.

    Je ne m’en remettrai pas sans doute,
    Je ne m’en remettrai jamais…
    L’arc-en-ciel a perdu sa voûte
    Je ne peux plus le colorier.


    Claude écrit le 27 03 2021
    Ce texte n'est pas un poème mais une chanson.

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