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Quand tu n'est pas là mon amour,
Mes détresses sont des cieux de bistres lourds,
chaque jour
Je suis l'ouragan errant sur la mer,
Qui se fracasse sur les rochers, comme du verre,
Mon âme est maussade comme le manteau de pluie
de l'hiver,
Et le glaive sanglant de ton absence,
en mon coeur, avec véhémence s'insère,
Aussi, je suis une pluie de sanglots
qui coulent à flots comme une rivière,
Je suis un vieux gratte-ciel griffant le plafond de l'éther,
avec ses mains de fer,
Je suis le coeur de la pluie chevrotante de larmes,
qui s'étire en un long bâillement douloureux,
comme celui d'une femme esseulée sur la mer,
Je suis une gare désaffectée qui convie
des hôtes indésirables,
Pour que ma langueur fangeuse s'appesantisse
comme un ciel incommensurable,
Je suis une nuée de sanglots comme des nuages sombres,
qui étouffent le sein de l'éther,
Une hermite désoeuvrée qui erre dans les bras
sinistres de l'hiver
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