|

Si j'étais écrivain, j'encenserais tes yeux,
Fulgurante splendeur, du plus célèbre hommage,
Ton regard tendre émail où sommeille les cieux
Reflète le soleil, à l'aube de l'orage.
Jusqu'au livre des ans, j'allumerais mes jours,
De la verve des mots, d'une noble pensée,
Pour rendre à ta beauté, l'étincelant velours
Que proclame ta peau, douceur inégalée,
Feu d'intense lumière, aux épis de mes doigts,
Dans le jardin fleuri de la Joconde épouse,
Je cueillerais les fleurs, le teint de ton minois,
Angélique joyau, que le peintre, jalouse.
Ma plume éclairerait d'une émanation,
Ton sourire élégant, qu'enjolive la rose,
J'y mêlerais les ors, d'un divin papillon
En dessinant tes traits d'une enfantine prose.
J'aurais le style exquis du poète amoureux,
Couvant son encrier d'une ardeur admirable,
Une liesse insensée affolerait mes yeux,
Découvrant le miroir, de la femme adorable.
J'aurais l'âme rêveuse et l'art attendrissant
Au pied de ton Autel, pareil au jour de fête,
L'encre fantasmerait d'un secret chatoyant,
J'embaumerais mes vers, pour faire ta conquête.
|