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Sanglots longs des violons,
Sans demi-teinte,
Sans aucune feinte,
Sans l'amorce initiale d'une crainte,
Que l'on désire effacer ardemment, affectueusement,
au bord d'une route qui dérive comme un navire,
qui ne mène nulle part,
comme les rails froids d'une gare désaffectée,
Qui surgit comme une voiture à vive allure,
en plein cauchemar,
où les étages du cerveau sont confinés
dans un indissoluble brouillard,
Où toutes les pensées s"entremêlent,
s'entrechoquent avec une violence rare,
Où tous les gens, et toutes les pensées
à une heure précise de la nuit,s'égarent,
Où tous les perdus, les clochards s'égarent
sur le quai d'une gare ,avalée par une ambiance
mortifère,
Où prédomine un silence profondément délétère,
Jusqu'à convier des hôtes indésirables,
dans cette gare esseulée sans hasard,
Où tombe sur eux, comme un couteau,
un épais brouillard,
Où tout à coup,le vide inquiétant domine dans ce lieu,
habité par un silence mortel,
Où même le soleil délogé par sa frileuse audace,
n'oserait pas se lever pour briller
Où même la nuit n'oserait pas marcher
dans cet endroit très froid,
et très désertique, car elle risquerait d'être dévorée,
goûlument par cette ambiance lourdement funeste,
Même les morts n'oseraient ponit se lever,
comme le jour, car s'ils se levaient,
ils s'enfuiraient en courant, avec la peur ineffable
dans leurs ventres, et jusque dans leurs chairs,
et jusque dans leurs visages effroyablement blafards,
Où même la mort, claudiquerait dans ce milieu imposant
et angoissant
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