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Les amants d’un jour
Ils se sont fixés,
Ils se sont observés,
Ils se sont séduits,
A l’ombre d’un zinc
un frais matin de juin,
la foule les a jetés l’un contre l’autre,
son parfum cavalier l’a conquis et poussé à un voyage
étrange au plus profond des pulsions de son être,
il a voulu sentir ses lèvres framboise,
et gouter son haleine comme un filtre d’amour,
lui dire il ne savait quoi…
qu’elle était l’unique, l’élue,
l’aube qu’il vénérerait,
la voute céleste qu’il voudrait découvrir,
l’océan infini dans lequel il se perdrait,
qu’il bannirait d’un geste le temps
pour que ne reste qu’eux ,
La paume de sa main contre son cœur,
ses doigts entre ses doigts,
son regard émeraude dans l’univers de ses yeux
liés l’un à l’autre pour un instant à peine, un jour, une éternité.
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