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Ce qui bouillonne en moi et que je n'ose dire,
Terrasse mon orgueil d'un redoutable honneur,
Je cède au fin régal de pouvoir vous l'écrire,
Et ce sort bien heureux soulage enfin mon cœur;
Je ne puis m'empêcher de ceindre à cette histoire,
Devant mille témoins mes plus beaux sentiments,
Sans faire de remous, ni rechercher la gloire,
Mon encre épanche l'or sur des pétales blancs,
Quelque chose d'ardent, de tendre, de suprême,
Refuse de se taire alors le ruban bleu,
A vos yeux se dénoue ajourant le je t'aime,
Mon bonheur est trop grand, je vous dois cet aveu;
L'extase et le plaisir que j'éprouve auprès d'elle,
Déversent sur mes mots l'empreinte du soleil,
La rose d'Ispahan pour cette ange chancelle,
D'un pinceau lumineux son éclat sans pareil,
Perce-neige d'avril, éclaire son visage,
Aimable est son sourire autant que son esprit,
Ployant sous ses longs cils son regard rend hommage
Aux flèches du levant, aux astres de la nuit.
Devant cette Vénus on pense à la pépite,
Elle est d'entre les fleurs, celle qu'on veut cueillir,
En admirant ses traits c'est vrai qu'elle mérite,
La couronne et le sacre ainsi que le saphir;
D'un feu secret son corps vivement me consume,
Pour elle la couronne à moi l'éternité,
Chacun de mes vers luit quand son charme s'allume,
Elle reste à mes yeux l'idéale beauté.
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