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Deux fois le grand amour

le mercredi 10 février 2021, à 16:40. Posté par plumeflore


    En sortant de l'enfance on rêve d'une fille,
    Déjà la préférence, en nous trace des traits,
    Brune, plutôt que blonde, une image vacille,
    Un goût s'attise alors par des liens secrets;

    Son portrait se fait jour, tout en délicatesse,
    On imagine un ange au corps époustouflant,
    Une ligne de rêve, un galbe de princesse,
    Merveilleuse à damné, sublime forcément,

    Puis à l'âge adulte une chose se passe,
    L'esprit ne doute plus, le cœur en est certain,
    Au revoir le pimpant, l'attrait change de classe,
    Nous rêvons à présent d'une femme au beau grain,

    Au caractère heureux, charmante si possible,
    Telle une âme jumelle, ayant tout en commun,
    Unit dans cet amour par un fil invisible,
    Comme un extrait de rose infuse son parfum,

    On la voudrais sensible et même romantique,
    Si bien que nous cherchons cette intime beauté,
    Chez la dame bohème, à l'air mélancolique,
    En ce qui me concerne il faut bien avouer,

    J'eus la chance c'est vrai d'avoir une compagne,
    Eminemment exquise, elle était en tout point,
    Une épouse idéale, en plus de la campagne,
    Elle aimait chien et chat, mon cœur en est témoin;

    Nous filâmes dix ans, d'une histoire idyllique,
    Avec comme sommet, une fille aux yeux bleus,
    La vie en son malheur de façon fatidique,
    Nous privas père et fille au bon droit d'être heureux;

    A l'instant des cadeaux, au jour anniversaire,
    Son carillon d'amour d'un coup brutal cessa,
    Elle, seule savait qu'elle était éphémère,
    "Prends soin des enfants quand je ne serai plus là!

    Deux jours avant le glas,son vocable me donne,
    En me mettant en garde un étonnant conseil,
    Après plus de vingt ans cette phrase résonne,
    Depuis, la moindre fête affole mon sommeil.

    Le coeur de cette archange était bien trop fragile,
    A son corps défendant, il faut dire en effet,
    Qu'elle était merveilleuse et d'une âme gentille,
    Imaginez l'amour, vous aurez son portrait.

    Je crus mourir de peine, après deux lustres, triste,
    La grâce au rendez-vous, arriva du Levant,
    Mon aubaine une plume aux reflets d'améthyste,
    Sans hameçon, sans fil, la belle au corps ardent

    Osa lors d'un message une réponse exquise,
    Rien ne pu empêcher mon ensorcèlement ,
    Pour la deuxième fois mon âme fut éprise,
    Croyant l'amour éteint et pour toujours dormant,

    Je n'en croyais mes yeux, le jour de la rencontre,
    En foudroyant mon corps d'un intense désir,
    Je sus enfin, dés lors que cesserai ma montre,
    On aurait dit la reine offerte à mon plaisir.

    En l'an deux mille neuf, c'était le cinq septembre,
    Je revois son visage au sourire enfantin,
    Il neige des œillets quand son buste se cambre,
    Emouvant et joli, son regard est divin,

    Depuis plus de onze ans, je vis l'adolescence,
    Le démon de midi est-il un âge d'or?
    En revenant au monde, une digne éminence
    Me fait perdre raison, mon coeur est à l'essor,

    Marie est un soleil, de la nuit c'est la lune,
    Chaque brin de son corps est un bouquet de fleurs,
    En caressant sa peau s'amasse ma fortune,
    Avec ses longs yeux noirs cette beauté d'ailleurs,

    Emerveille mes jours, modèle d'élégance,
    En jupe en pantalon elle est si belle au soir,
    Comprenez bien mes mots la voir est une chance,
    Son geste le plus humble arrive à m'émouvoir,

    Pour la Saint-Valentin, à son âme j'adresse,
    Mes plus doux compliments, si l'amour est péché,
    Je veux être damné, sans messe, ni kermesse,
    Avec elle aux enfers, pour une éternité.







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