|

Parfois, perçant la nuit de son œil lumineux,
Il surgit au salon la démarche légère,
Tandis qu'au ciel la lune éclaire le mystère,
Il me fixe insistant, ne comprenant mes jeux
Et recherche un endroit, tranquille et fastueux,
Le tapis, une chaise ou simplement une aire,
Quelques livres, pour lui, peuvent être salutaire,
Il imagine, il sait mon esprit ténébreux,
Et m'observe pudique avec omniscience,
D'ordinaire ma lyre à son air se fiance,
Et fait éclore un vers, un ludique quatrain;
Devinant ma pudeur, sa queue oscille en douce
Et berce le silence, arrive le divin,
La muse aux ailes d'or, que ma plume détrousse.
|