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J'aime cueillir au champ la fragile ancolie,
Elle parle au silence avec tant de bonté,
Que naît une aube d'or, par l'amour consacré,
C'est alors que mon cœur avec mélancolie,
Ce rappel un été que le chagrin délie
Et je reprends en court le roman attristé,
Revivre le printemps me fait toujours pleuré,
En marchant je retrouve au bois, la même envie,
Rendre hommage au vieux chêne au centre du vallon,
Où ma lame a gravé son cher et doux prénom,
Sur l'honorable écorce où pousse un chèvrefeuille,
J'y viens chaque saison, un peu avant le soir,
Déposer quelques fleurs j'en fais même un devoir;
Ce qui meurt à son pied, mon âme, le recueille.
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