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HELAS, jeunesse passe et fane comme rose,
C'EST souvent à l'automne au ceint d'une forêt
EN écoutant l'oiseau qu'arrive le regret,
VAIN sont les mots, les vers, tout autant que la prose;
QUE ma vie est austère et ma tendresse close,
J'ATTENDS juste un clin d'œil, monumental souhait.
UN fabuleux désir que je tiens au secret
SIGNE ma poésie en attendant qu'éclose
DE ma funeste plume un romantique aveu,
VOTRE joli regard découvrirait mon jeu,
FAIT pareil au bijou d'une trame vermeille,
DEPUIS plus de trente ans s'allonge ma douleur,
SI vous pouviez savoir ce que cache mon coeur,
LONGTEMPS vous m'aimeriez, ma petite merveille.
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