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Ma faconde amoureuse à dessein de lui plaire,
Louange sa beauté du plus riche ornement,
A l'image du feu, sa flamme légendaire
Consume ma faveur avec discernement;
Il faut dire c'est vrai que son regard recèle
D'un charme inégalable et ne peut qu'émouvoir,
Lorsque se penche l'aube et que son œil ruisselle
D'une braise d'amour où de l'or vient s'asseoir.
Devant pareil trésor je ne saurais me taire,
Ma plume en la voyant sans faute vient cueillir
Les roses de sa grâce et blanche messagère,
Rend l'éclat de son teint afin de l'anoblir.
L'innocente déesse au gracieux corsage,
Chef-d'œuvre du printemps fait honneur aux joyaux
Fleurissant le satin. quand le soleil ouvrage
Son buste merveilleux où nichent deux oiseaux
Il neige aussi des fleurs; l'adorable orchidée
Fait chavirer mon cœur rien qu'en me regardant,
Aucune autre en ce monde avec ou sans camée
Ne peut rendre à mes sens aussi fidèlement
Le plaisir de sa vue et nulle ne me touche,
Avec autant d'effet que cet ange, ici-bas;
Tourmenté de désir, j'aime boire à sa bouche
L'angélique élixir, jumeau de ses appas.
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