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Il n’y avait pas assez de vent pour le cerf-volant
Plus assez de neige pour descendre en luge
La rivière avait assez d’eau pour des bateaux
On peut s’attrister de ces tentatives foireuses
On peut se réjouir des occasions juteuses
Ou simplement observer cette réalité joueuse
Ce qui hier avait fait notre joie folle et hilarante
Se réduisait à une frustration vaine et énervante
En quelques jours s’évanouissait cette attente
Le bois lourd gorgé d’eau coulait à pic.
D’autres légers se faufilaient, les plus secs ;
Beaucoup se bloquaient entre les rocs.
Avec des perches, nous les libérions de leurs entraves.
Il fallait faire beaucoup d’efforts pour faire vivre ce rêve.
Pour nous réconforter nous croquions des betteraves.
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