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La rose aux jours d'avril, à son charme est pareille,
Tout chez elle est plaisant, sa bouche, ses longs yeux,
Et rien ne m'est plus doux, ni plus délicieux
Que son regard d'enfant que la joie ensoleille.
Sa robe pleine d'or dans mon âme réveille
Le magnétisme fou, que déverse les cieux,
Et la flamme ressemble à son corps merveilleux;
Si grande est sa beauté qu'en mon esprit s'éveille
Le céleste soleil de la belle saison,
Dont le pinceau doré caresse la moisson,
D'un bel aveu d'amour, tel Ronsard au théâtre
Je puis dire aujourd'hui je l'aimerai toujours,
Et si ma soif demain ne poursuit plus son cours,
C'est parce que mon coeur aura cessé de battre.
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