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Les mots effleurent ses lèvres sans froisser son velours
Pourtant il rêve aux lauriers qui fleuriront un jour
Belle âme, qui donc es-tu ? Un ambitieux qui dévore
La vie à coups de matraques? Dois-tu sévir encore ?
La désolée, la ténébreuse, l'inconsolée République
Mêlant son âme à la tienne en devient tragique
Au sein d’une population épuisée, la paix et l'amour
Contre la matraque gagneront bien pour toujours.
Ruisseau de la démocratie qui, coulant à jamais
En découvrant ta source épanches tes bienfaits
Ruine à tout jamais les espoirs séditieux
De tous ces ambitieux, au rôle épineux.
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