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Même à l'âge avancé l'on demeure un enfant,
Seul, l'amour maternel n'est point une chimère,
Tout le reste s'effeuille et la jeunesse amère
S'écoule avec douleur dépouillée à présent,
Des longs chemins de fleurs, du soleil caressant
Sous la blanche aubépine alors pourquoi le taire,
En fin de vie un homme encor pense à sa mère;
Toujours renaît le temps, qu'il l'appelait maman.
Et l'écho lui revient, de la divine enfance,
Il mesure d'un coup que c'était une chance
D'avoir un nid douillet pour soulager sa peur,
C'est comme un cher trésor, une telle tendresse
N'a d'égale sur terre et même au fond du cœur,
Ainsi son souvenir est-il une caresse.
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