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Toi mon père, égaré dans les couloirs du temps,
Tel un esquif au gré des flots vers l’ailleurs porté,
Que les accords de mes vers guidés par le vent
Charment ton âme plus que ceux de Mallarmé,
Je voudrais tant de ta voix me souvenir
Et construire avec toi mon devenir,
Je me sens vers toi tous les jours emporté,
Les souvenirs de mon enfance ensemble partagés
ne sont qu’un songe éthéré que je ne peux saisir,
Une saga que nous n’avons pu tous deux écrire,
Toi mon père fantasmé, cet inconnu,
Aux confins de l’espace et du temps perdu
J’espère un jour te rejoindre
Un nouveau destin repeindre,
Créer un camaïeu d’émotions,
Oser d’improbables passions,
Parcourir avec les voiliers des Hanses
Les fleuves tumultueux de l’enfance.
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