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Et dans le tourbillon au néant emporté
Abattu par le temps, il rêve d’un vaccin covidé
Président, viens-tu dévoiler l'avenir
Du jour dont on voudrait en finir ?
C'était bien lui, ce fou, cet insensé sublime
Cet homme meurtri que tes rêves ranime
Comme d'anciens passants nocturnes qui longent les murs
S'en vont les remords taciturnes de leurs ans impurs
Cette âme, qui donc es-tu ? Une flamme qui me dévore
Dois-tu vivre après moi? Dois-tu souffrir encore ?
Fenêtre d'infini, s'ouvrant sur un jardin
Miroir d'éternité dont le ciel est le tain
L'eau trop âgée à la surface qui se moire
Perd ses reflets comme on perd la mémoire
Et comme un voile pur du ciel resplendissant
Tu jetas la clarté sur ce monde naissant
Et vous tombez toujours, mêlant vos agonies
Vous tombez, mariant, pâle, vos harmonies
L'étendue sous mes yeux révèle ta grandeur
La terre ta bonté et les astres ta splendeur
Qu'il arme contre moi ses languissantes mains
Des traits qu'il destinait au reste des humains
Aimez l'amour qui joue au chaud soleil des peintures
Celui qui déroule au ciel la tresse et les ceintures
Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime encore
Cent fois la Covid19 brûla mon cœur du feu qui me dévore
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