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Au crépuscule blafard d’un été
Je franchis enfin les colonnes d’Hercule,
Du passé me libérant ainsi des sinistres tentacules ;
Mon âme chevauche déjà aux côtés des dauphins
Se jouant malicieusement des embruns,
Déjà au loin les dernières terres s’estompent
Et seul au monde la houle océane j’affronte,
Et c’est le poing vers les cieux levé
Que des conventions je me suis libéré,
Confiant mon destin à Déesse nature
J’ai voulu avec elle écrire un nouveau futur,
La belle sera surprenante et parfois cruelle,
Qu’importe ! Je veux pour toujours avec elle
Au hasard m’égarer sans peur du lendemain.
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