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L ANAMORPHE (poème original)
Elle arrive dans cette strophe,
Asexué ce champignon
Très beau, trop mignon,
En lamelles coupées de telle façon
Elle arrive l’apostrophe,
La reproduction d’un tronc au chapeau rond,
Comment se fesse, joli galbe en prouesse,
Duveteux en robe de soie, cette délicatesse…
Les champignons trompent la mort, quel Amore,
En omelette de pleurotes qui gigotent,
Le met succulent qui en pleure des larmes d’or,
Sur le champ, une alchimie en gargote,
Un mutant fugitif, une fugitive leçon,
La différence en espèces, le sous de vaurien,
Le cœur a-t-il raison d’apprivoiser ce soutien.
La truffe d’un chien renifle l’odeur si blanche,
Tant souffles qui ne manquent pas d’air,
Ceux d’un rien, au pied d’un chêne millénaire,
Le champignon s’appuie tendrement sur la hanche,
D’une courbe, d’une droite, d’une oblique,
S’envole sur la canopée aux passages des branches,
Ça n’a pas de prix, aux histoires mythologiques.
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La reproduction de l’espèce qu’elle soit animale ou végétale,
Une nature en sous-bois qui cultive son secret sans morale,
Discrète et précise, l’amour d’une fougère avec une bécasse,
Le champignon appuie sur l’accélérateur qui embrasse,
L’envie de voir la lune si claire, et la rosée d’un matin en surface.
L’anamorphe, c’est un mystère ….
Didou écrit le 10 09 2020
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