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Les grands arbres accrochent le vent des pâturages,
Perçois cette haleine, régentant ce parcours…
Ils peignent son souffle venant des gros nuages,
Dansant sur les vallons, se glissant dans les cours.
Nature dégoutte des perles de beauté,
Tends l'oreille, écoute, la brume qui s'égoutte !
Et prêtes attention aux couleurs du Comté,
Qui s’accrochant aux portes, s’évadent sur les routes !
Regarde ces contrées où rutilent, fugaces
Ces souveraines nues propagées de couleurs,
Lourdes d’or et de feu, d’orange qui agace,
Au moment du couchant, rehaussant leurs valeurs !
Écoute pétales rejoignant la pelouse,
Saisit l’expression de leur soie délicate,
De ces fleurs au tapis. Comme une jeune épouse,
Dans les bras de l’époux, flâne au luth sur sonate…
L’habit de la nuit est venu sur mon lit,
Alors crois en son vœu de discerner son règne,
Pour voiler les songes du seul repos rempli…
Car Morphée s’habille de nuit qu’elle imprègne !
Lune appelle soleil, qui la cherche partout,
Discerne les termes de ce langage tendre…
Apprécie leurs paroles au milieu du tout,
Se faisant la rumeur, et afin d’en apprendre !
Et aperçois encore, surgissant comme un loup,
Cette étoile du jour qui plus que mort, attache,
Aux branches des arbres, la ferveur de chez nous,
Piété excitée par beauté qu’elle cache !
Mardi 1 er septembre 2020 Marcel, alias plumedefou
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