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LA PEAU DE CUIR
Le tannage est fin, dur à cuire
Un tatouage en profondeur, à fuir,
Notre épiderme sent l’invraisemblance,
Toutes ressemblances n’en seraient qu’une balance,
Un bafouage, un transfert sur le cœur en similicuir.
La peau de cuir, elle est dans son bain pour s’épanouir,
A un poil près, près des sentiments pour jouir,
Des frissons, une seconde peau pour refroidir,
L’ardeur, la candeur, un bonheur à reproduire,
Aux veines que se voient pour séduire…
Pour s’enduire, la peau de cuir, dur à cuire,
A ce touché lisse, chaud et froid, pas de croix,
Aux chemins vers la liberté, aux rayons à luire,
La pointe d’une aiguille, perce à jour nos doigts
Ceux qui se mêlent d’un amour à traduire.
La peau de cuir, celle d’un agneau, tendre,
Celle d’un porc, d’une peau de vache à fendre,
L’armure, qui gaine notre corps perdu
Dans l’immensité des sentiments éperdus,
Dur à cuire cette peau, l’enveloppe qui se développe,
Qui se décachète en cachette et en cinémascope,
Discrète aux taches de rousseur, grains d’une beauté,
A peindre sous le céleste, peau de cuir en royauté,
La peau de cuir, dur à cuire …..
Didou écrit le 30 08 2020
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