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Je l'appelais ma muse, elle était formidable,
Merveilleuse et jolie, un regard épousant
Le délié parfait, d'un appel obligeant
Au charme d'Orient tellement agréable;
C'était au mois des foins, d'un jour inoubliable,
J'avais là sous les yeux, au bonheur de l'instant,
Le rêve et le souhait de tout adolescent,
Une femme au minois simplement remarquable;
Je croyais voir un ange au sourire amoureux,
Tant sa robe montrait de trésors fabuleux,
Pareil au clair obscur des étoiles sans nombre.
Mes bras pour l'acueillir, mimaient la sainte croix,
Comme l'orchis de mai, toutes les fleurs de l'ombre,
De l'ancolie au lys, se disputaient ses doigts.
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