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Le monde est ainsi fait tout remonte à la source,
Sur la branche en avril la fleur annonce un fruit
C'est le tendre triomphe et le temps dans sa course
Sèmera d'autres grains, le cycle est infini.
Aujourd'hui je voudrais D'un poème, t'atteindre
En plein cœur pour te dire avec des mots charmants,
L'amour que tu m'offris, que rien ne peut éteindre
Restera dans ma tête, une flamme, un printemps,
Je te dois tout maman, de la vie à la lyre,
Ma force, mes valeurs, ma sensibilité,
En des vers parfumés, je voudrais te le dire
Par les liens du sang, je suis donc fortuné.
Je porte ton soleil où l'aube se reflète
Et nulle autre que toi, peut comprendre mon coeur
Avec autant d'amour, si ma plume est poète,
Ce fut en premier lieu pour faire ton bonheur,
Je n'étais qu'un gamin à la fête des mères,
Déjà mes premiers vers fleurissaient pour ton front,
Comme prime présent, avant les primevères,
Les jonquilles de mars, fleurs de ton Panthéon.
De tendres souvenirs arrosent ma mémoire,
Les plus beaux sont en moi, parfumant mon esprit,
Je chéris ce trésor, c'est toute mon histoire,
Tu restes mon flambeau, mon port et mon abri.
Je t'adore de loin, ma mère bien-aimée
En moi je te sens battre au profond de mon coeur,
De mille étoiles d'or, j'éclaire ta pensée,
Sur des pétales blancs je t'offre ma douceur,
Pour ta fête aujourd'huin mon bouquet de tendresse
Sous le couvert des mots, caressera tes yeux,
Cet écrit velouté que mon âme t'adresse,
Je rêve qu'il te soit, un baume merveilleux.
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