|

J'adore imaginer ce que cache sa robe,
Ainsi par transparence un fabuleux filon
Célèbre sa beauté, que le satin englobe,
Cette ligne parfaite hommage à Saïgon;
Éblouissant tableau fait d'elle une déesse,
Que dire de ses seins sinon qu'ils sont divin
Cette peau délicate où la douceur paresse
Affole mon regard aux grâces du matin.
Si vous pouviez savoir comme elle est belle nue
Nul doute que vos mots serait pareil aux miens,
Sous la riche dentelle une reine absolue
Angélise mon cœur, ces traits qui sont les siens,
Ils n'en est de plus beaux, cet élégant sourire,
Est-il vraiment humain, j'en doute quelques fois;
Le feu de ses longs yeux ne peut que vous séduire,
Elle est l'oeuvre d'un Dieu, d'un charme d'autrefois,
Qui donc peut contester, d'entre toutes les belles
La couronne à son front, son prestige exclusif,
D'autres à ses côtés vont tenir les chandelles.
Un délice pareil peut paraître abusif,
Quelque fois je l'avoue une peur me submerge,
Si demain je la perd, j'imagine mon sort,
Comment vivre sans elle alors souvent émerge,
Un sentiment profond plus puissant que la mort.
|