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Le cœur à l’arrêt
Il n’y a pas de bruit car la ville est déserte,
Il n’y a pas de cris, mon coeur est à l’arrêt,
Comme une parenthèse qui resterait ouverte,
Des lèvres suspendues prêtes à se suicider.
Même l’ écho s’est tu par respect du silence,
Et l’oiseau sur la branche n’ose pas s’envoler,
Partout le calme plat vit dans l’indifférence
Jusque à en oublier le beau temps du muguet.
Dans mon jardin les arbres s’enlacent et bourgeonnent,
Le printemps si précoce active leur poussée,
Un papillon se pose en attendant l’ Automne
Cette belle saison qui est ma préférée .
Une torpeur s’installe, est-ce la fin du monde,
Est-ce la fin d’un tout dont je suis rassasié ?
Ou bien cet arc-en-ciel que mes larmes inondent
Quand il manque de pluie, quand l’orage est passé.
A la fureur de vivre, d’autres charmes s’imposent,
Lorsque notre âme est grise, peut-on la colorier ?
Sans toucher son épine, peut-on sentir la rose
Et cultiver l’amour sans être jardinier ?
J’ai compris les leçons que donne la nature,
J’ai bu jusque à plus soif ses gouttes de rosée,
J’ai laissé aux prairies le vert de leur parure,
Offert aux chercheurs d’or tous les épis de blé.
J’ai pris tous les chemins qui tournent dans ma tête,
Ils mènent mes idées vers tant de randonnées,
Ils me font voyager sur toute la planète
Rien qu’en restant chez moi, sans besoin de bouger.
L’air n’a plus de frissons, seuls quelques oiseaux chantent…
On dirait que le monde cherche à se ressourcer
Comme le fond d’un puits qui serait dans l’attente
D ’un simple filet d’eau pour ne pas s’assécher.
Claude écrit dans le silence de mon jardin,
un dimanche après-midi du 3 Mai 2020.
https://www.youtube.com/watch?v=D0XelVSajHg
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