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J'aime un cours d'eau Comtois qui se nomme le Doubs,
Dont le miroir rutile un peu comme le jade,
Serti dans son écrin émeraude, aux remous
Languissants, il louvoie avant chaque cascade,
Et ceinture Bavans avec un vrai bonheur,
Nonchalant au Lorday, son élan s'accélère
Aux abords du barrage et puis avec douceur,
Il caresse la rive et son onde légère,
Sage, reprend sa course à deux pas du moulin,
Prêle des eaux, iris, renoncule aquatique,
Emerveillent son lit, d'un charme féminin,
A la prairie enfin sa robe est idyllique,
Mon premier souvenir au Doubs, j'étais gamin,
Peut être cinq, six ans avec mon plus grand frère,
Nous taquinons l'ablette et le menu fretin,
Le soleil est présent, la douceur légendaire,
Pour moi tout simplement c'était un siècle d'or,
Mais bien d'autres clichés, arrosent ma mémoire,
Et le plus cher d'entre eux, a le Doubs pour décor
Mon père en action, cette image est d'ivoire,
La Roubaisienne en main, il est jeune est heureux,
Sa passion à lui, c'est le gardon, la brème,
Il n'en demande plus, son rêve est vertueux,
L'eau douce est un plaisir, c'est la pêche qu'il aime
Mes frères, comme lui sont amoureux des eaux,
Ainsi tout autant qu'eux c'est un plaisir, j'adore,
Être en pleine nature au milieu des oiseaux,
C'est de beaux souvenirs que je me remémore,
C'est "au mortes" en mars, je me rappelle un jour,
Avec la canne au coup il tenait une carpe,
Massive est plutôt lourde elle, lui joue un tour,
Prenant pleine eau le fond, le Doubs n'est pas la Scarpe,
Son lit est encombré, les pièges sont nombreux,
Mais l'expérience est là, l'enjeu s'équilibre,
Après un beau combat, il est victorieux,
D'une belle miroir à l'auguste calibre.
Il est d'autres moments, richement émouvant,
Ma rivière est sacré son cours a bien des charmes,
Ne reflète-t-il pas l'azur du firmament,
Je ne peux voir le Doubs sans être au bord des larmes.
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