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L’arbre était mort de froid, l’hiver.
Mon père pour le brûler, voulait le couper.
Heureusement, je ne l’ai pas cru.
Et d’une fin si cruelle je l’ai sauvé.
Au printemps, j’ai vu pousser un bourgeon si petit
Que personne, sauf moi, ne pouvait le voir .
Il fallut quelques jours pour que, bien dodu,
Il parut tout mignon aux yeux de ma mère.
Dès lors, elle pris sa défense
Et je montais la garde
En attendant qu’il fleurisse.
Je l’entendis craquer.
Un petit éventail sortit.
Il était tout fripé et un peu fatigué.
Des abeilles, je dus le protéger.
Et lorsqu’il s’étira toute la famille vint.
Mon père annonça la venue d’une pomme.
Heureusement, je l’ai cru.
Et contre le vent et le froid, j’ai protégé la fleur si légère
Dont les pétales sans cesse voulaient s’envoler au loin.
Je les ai retenus de toutes mes forces,
Mais, finalement, ils sont partis et j’ai vu une petite bille verte à la place se former.
Tandis qu’elle grossissait mon père la protégeait.
Les oiseaux attendaient impatient de gouter à ce nouveau fruit.
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