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LE JARDIN DE CANDIDE
Dans ces allées, la naïveté est splendide
Prendre un soin particulier à ce guide,
Cultiver les saisons de nos rides,
Un jardin à la française timide.
Parterre de fourmis, sables arides,
Grandir de cette leçon aux rayons torrides,
Quand la pluie grosse ou fine pousse l’égide,
A ce lopin de terre ou se cultive le candide.
A l’argile si fragile, l’innocence est avide,
Du modelage des âges, dangereux et perfide
Les doigts mouillés, un touché, ce fluide,
Glace nos nerfs, chaleurs acides.
Cet enclos renferme la culture de nos brides,
Couleur allant de l’azur au rosé de nos éphélides,
Une peau perméable, retenir les glucides,
Sucs de nos envies, étendre nos espoirs limpides.
Le jardin de candide, verger des astres soudain,
Apprendre des herbes folles, d’une récolte sans grains,
Parc de nos jeux interdits, permission a ce terrain,
Candide est-il en ce jardin, demain je prendrais le train…
Didou écrit le 15 04 2020
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