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Tendrement Sur les fleurs l'aurore s'attendrie,
Sa robe virginale en moi est un miroir,
J'ai toujours sur le cœur le mal de mon terroir,
Il manque à mon regard le bleu de l'ancolie,
Les verts sapins Comtois que le ciel sanctifie
De lascives couleurs quand arrive le soir,
La voix du rossignol et le Doubs rouge et noir
Rutilant de rubis; ce chant que je confie
A l'ombre et au silence a-t-il un avenir,
Je sais si loin des miens boire le souvenir,
L'écume du passé que la vague nivelle.
Peut être en plein hiver où quand la plaine est d'or,
Un jour je reviendrai comme un navire au port,
Retrouvant pour de bon, ma demeure éternelle.
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