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L’ILE AUX FEMMES (Ouessant)
En attentant que le vent s’essouffle,
Leurs marins, leurs matelots soufflent,
Dans les focs et les génois, à l’abordage,
Vivre le péril de leurs vies entre les cordages.
Partis pour de longs périples en pirates,
Du moussaillon au pacha, ces aristocrates,
Gardent la valeur, l’honneur à ce vol de frégates,
A ces mois au mat de misaine et aux mers écarlates.
Leurs seules envies, affronter les flots, les sanglots,
Ceux de leurs femmes, leurs épouses rester sur l’ilot,
En ne voyant pas la naissance de leurs angelots,
Un retour sur la terre ferme au son des rouleaux
Ces femmes ont ce courage d’affronter les tempêtes,
D’appréhender la lueur des phares et ces conquêtes,
Seules aventurières des vents aux joues qui guettent,
La larme, la corne de brume annonçant l’honnête,
Le partage d’une vie, l’amour d’une mer en fête.
Dans leurs maisons construites sur la plaine des brises,
La vue est magnifique, entre les rochers et ses prises,
Vagues errantes, s’échouant sur l’est d’un soleil en surprises,
L’ile aux femmes, ouessant , terre d’épreuves et d’insoumise.
Ecrit après vue un reportage TERRE ET MER
Le 07 04 2020
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