Petits Reflets De soi

 

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Le Nid Du Printemps

le lundi 06 avril 2020, à 12:01. Posté par Zé


Le printemps refait son nid délaissé,
Ciselant d’or et de blanc les bocages,
Posant sur ma mémoire ravivée
Le remord intact de tous tes visages.

A la fenêtre un oiseau vient porter
l’odeur délicate d’une jacinthe
Qui m’emporte, de son élan muet,
Aux fièvres anciennes de nos étreintes.

Cette lumière qui partout rayonne,
Qui, l’enlaçant, chaque bourgeon fait naître,
Est pour moi une grâce qui bourdonne
Et que je goûte, sans pouvoir l’admettre.

Alors je taille court ce souvenir
Qui surgit à chaque belle saison
Ainsi que foisonnant, qu’il faut bannir,
Le plantain sauvage dans le gazon.


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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
mariepaule le lundi 06 avril 2020, à 13:00
Bonjour José, oh pourquoi tailler ses si beau souvenirs?
De la nostalgie dans tes très agréable vers et mots...

Bel aprés midi
Marie

susan*coquelicot* le lundi 06 avril 2020, à 13:22
Bonjour José,
Un merveilleux souvenir qu'il ne faut surtout pas oublier !!!
Merci cher José de l'avoir partagé ...
J'ai beaucoup aimé !
Bel après-midi.
Très amicalement.

Philip (Jardin de Lune) le lundi 06 avril 2020, à 18:12
Bonjour, José,
En lisant tes vers et en les relisant, j'y vois une très subtile alternance entre passé et présent.
Mais le passé est presque….effleuré.
Ou bien, il est comme un calque discret où se revisite chaque fois, le refrain des saisons qui changent.
Un poème de Printemps. Mais en ces jours bien tristes, il est bienvenu de voir le Printemps avec nos regards de poètes.
Avec ma fidèle amitié poétique.
Prends soin de toi, cher José. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

henridurtal le lundi 06 avril 2020, à 20:43
Bonsoir José. J'aime bien cette évocation du printemps qui "refait on nid délaissé".
Quant au plantain, garde quelques pieds : en frotter quelques feuilles sur une piqûre soulage la douleur (remède de "bonne femme" comme on dit, mais que j'ai trouvé efficace!)

vertflo le lundi 06 avril 2020, à 22:25
Bonsoir José
J'imagine bien ton texte avec un extrait musical du printemps des Quatre saisons de Vivaldi dessus.
J'ai retenu deux phrases parmi les autres :
'' posant sur ma mémoire ravivée le remord intact de tout tes visages '' et
'' alors je taille court ce souvenir ''
De bien belles images qui alternent en effet entre passé et présent.
Mais c'est le Printemps qui va l'emporter à mon avis malgré cette période difficile que nous vivons.
Les oiseaux nous font le plaisir de revenir et de gazouiller, alors,vénérons les à notre manière.

Bonne fin de soirée
Claude

worrell02 le jeudi 09 avril 2020, à 22:05
Bonsoir José,
Une pensée me vient à l'instant..
Le printemps est peut-être tout simplement le reflet de chaque saison..La renaissance de l'hiver passé,
la promesse de l'été à venir, qui ramenra aus rappel des nouvelles saveurs automnales

worrell02 le jeudi 09 avril 2020, à 22:09
Oups! Fausse manipe en voulant corriger ma phrase.
...qui ramènera aux nouvelles saveurs
de l'automne : et ainsi de suite.
Amitiés printanières
Ivy

liameliavq le lundi 27 avril 2020, à 07:58
La douleur de l'absence est bien souvent ravivée à la faveur de la belle nature qui renaît à chaque printemps...
La délicatesse de tes magnifiques vers témoignent de ce paradoxe émotionnel.

Je me permets de vous embrasser pour agrémenter votre journée cher José.
LN.

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