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HELENE (L'enfer en vers) - repost

le samedi 04 avril 2020, à 10:03. Posté par Philip de Berg


    (Un poème avec la seule voyelle E

    DRAME ANTIQUE

    Sous titre :
    Eh ! Le E est enlevé, et les grecs espèrent !

    L’HISTOIRE :
    Du haut de l’Olympe, Zeus jette un regard sur le monde. Il a envoyé Phoebus combattre le serpent Python, gardien de l’oracle de Delphe. Mais fatigué, il a confondu Phoebus et Thésée, envoyant ce dernier aux Enfers, puis combattre la cité de Delphe. Dans le même temps, Zeus est courroucé de l’attitude, sur Terre, de Pâris qui retient prisonnier Hélène et lui fait croire de son époux Thésée ne reviendra jamais. Mais le retour de Thésée empêchera la guerre de Troie.

    LES PERSONNAGES :
    Hélène : Fille de Zeus. Epouse de Thésée avant qu’il ne parte pour les Enfers
    Thésée : Roi-fondateur d’Athènes. Est descendu aux Enfers. Dans l’esprit fatigué de Zeus, Thésée et Phoebus ne font qu’un.
    Pâris : Prince TROYEN. Il enleva Hélène, ce qui déclenchera la Guerre de Troie.
    Hector : frère de Pâris. Héros troyen.
    Electre : servante d’Hélène
    Zeus : Dieu de tous les dieux grecs

    ACTE I

    SCENE I :
    (Sur l’OLYMPE) :
    ZEUS soliloque après avoir appris que le dieu Phoebus (Apollon) venait de poursuivre le serpent Python et, de son arc redoutable lui avait porté un coup mortel)

    « Sa beauté et son allégresse,
    péché d'adolescent et de jeunesse,
    son arc et ses flèches,
    tuèrent le serpent monstrueux »
    La terreur des gens heureux »

    SCENE II :

    Les chœurs célestes de l’Olympe :

    - Tremble, mer Egée ! Thésée est né !

    (Sur TERRE – Dans la Ville de TROIE, près des remparts)
    PÂRIS :
    - C’est prêt ! Le temple d’Ephèse
    Est pénétré de rêves essentiels.
    Et près de Delphes est l’effervescence.

    HECTOR :
    - Et Thésée ?

    PÂRIS :
    - Les pensées de Thésée ne désertent.
    Thésée, le chef est en Crète,
    Et tente de s’en prendre en
    D’extrêmes prétextes.

    HECTOR :
    - En Crète ? Et….Hélène ?

    PÂRIS :
    - Hélène ! Elle est le Léthé
    Et mène tempêtes et éléments,
    Secrets renversements
    De tendresse et de tremblements.

    HECTOR :
    - Elle est l’ester effréné
    De cette Grèce hébétée.

    SCENE IV :
    (Hélène apparait, suivie de sa servante, à l’entrée du Palais)

    PÂRIS :
    - Entre, Hélène !

    HELENE (désemparée, elle cherche des yeux sa fidèle servante) :
    - Electre ! Electre ! Est-elle…….

    ELECTRE (la servante)
    - Je me lève et te sers !

    HELENE (De plus en plus troublée et voulant fuir) :
    - Je me mens ! J’entends, désespérée le lent Thésée près de ces hères et de ces grecs, blême et sévère. Je rentre !

    (Elle se dirige vers la porte)

    PÂRIS :
    - Reste, femme éternelle,
    Le vent s’empresse de prendre,
    Et révèle le prétexte
    De cet éternel enlèvement.

    SCENE V :
    (Sur l’OLYMPE) :

    ZEUS (courroucé d’entendre, sur Terre, le propos de Pâris) :
    « Ni Apollon, ni Phoebus, ni Diane,
    On ne peut se comparer à ces dieux et ces arcanes,
    Simplement être soi, humain avec un cœur qui bat,
    A l'unisson, entendre les sons sans comparaison. »

    (fin de l’Acte I)

    ACTE II

    SCENE I :

    HECTOR (chuchotant à l’oreille de Pâris) :
    - Cruelle sentence que cette tête
    De femme légère
    Que préfère Thésée !

    PÂRIS :
    - C’est elle !
    Elfe céleste et éthéré,
    Ses cendres sèment
    L’essence de ses rêves enfermés
    Et le terne serment de ses restes.

    HECTOR (A voix haute) :
    - Peste ! Elle est frêle…..
    Et elle est belle !

    SCENE II :
    (Hélène est revenue sur ses pas)

    HELENE :
    Une sentence ? Un thème ?
    Et quel est ce secret ?

    PÂRIS :
    - Te rendre belle, Hélène.

    HELENE :
    - Belle ?
    (Elle ricane douloureusement)
    Etre perte de cette plèbe et de ses rêves !
    Est-ce l’enfer ? Le vent se lève,
    Et espère les regrets
    Exécrés de ces lèvres
    Et de ces cervelles de fer ?

    HECTOR (la prenant par l’épaule, plein de compassion) :
    - Hélène, ce rêve, enferme-le !

    SCENE III :
    (Sur l’OLYMPE) :

    ZEUS (Qui a suivi toute la scène) :
    Cette sérénité aux vents qui soufflent en tempête,
    Parfois on l'entend dans l'écho qui s'y prête,
    Au futur des émois au fin fond de nos têtes.

    SCENE IV :

    ANDROMAQUE (qui apparait, attirée par le bruit) :
    - J’entends cette présence,
    Cette dégénérescence extrême !
    De quel degré est le thème, frère ?

    PÂRIS (chuchotant à l’oreille d’Hector de se lancer dans un mensonge improvisé) !
    - Elle est prête et ne se vexe !

    HECTOR :
    - Je te le révèle,
    C’est l’enchevêtrement
    De ce temps lent, tellement lent.
    Cherche les serments
    Présentés des grecs
    De Thèbes et de l’Est.

    ANDROMAQUE (montrant qu’elle n’est pas dupe) :
    Cette recherche est
    Exempte de prétexte,
    Frère !

    HECTOR (se montrant franc avec sa sœur) :
    Hélène, erre et ne désespère,
    Être sélène et éphémère.
    En selle ! Serre et prend les rênes
    Et révèle le geste extrême.

    Ces gemmes berbères lèvent les secrets
    Et ces relents mêlés de cendres.
    Les sentes de l’été,
    Sèment les serments rejetés.

    HELENE (soudain affolée, s’adressant à tous)
    - Et Thésée ? Et le serpent, le serpent !

    (fin de l’Acte 2)

    ACTE III
    Thésée-Phoebus combat aux Enfer.
    A Troie, Pâris tente de convaincre Hélène de la mort de Thésée et de déclarer guerre à Thèbes.

    Scène I :
    (Sur l’OLYMPE)
    ZEUS (surveillant le combat de Thésée-Phoebus avec Python me serpent) :
    « Ses aventures sont si nombreuses avec les muses,
    les nymphes et aussi les mortelles dont il abuse,
    la légende dit qu'il manquait de respect,
    lui faisait des actes de violence en cet aspect »

    Scène II :
    (Aux Enfers)
    THESEE
    - Ecervelées effervescences
    Elevez ces terrestres tempêtes
    Que reste ?
    Fendre et reprendre Thèbes !
    Tremblent les Temples de fer !
    Piètres et fières fées ! Elles espèrent
    Mettre l’excellence rebelle
    En rêves et se vendre.
    Le vent se lève et rend
    Ces sesterces semées.
    Et le Temps s'étend, présent !

    ZEUS :
    « Cet exploit remplit sa force et sa gloire,
    il devint fier et orgueilleux à cette histoire,
    il provoqua la colère de Jupiter,
    qui l'envoya en exil sur une lointaine terre,
    garder les troupeaux avec un cache misère »

    PÂRIS (insistant) :
    - Cède, Hélène !
    Et séquestre Thèbes,
    Cette Terre sèche.

    Hélène ! Le dé est fêlé.
    Reste et espère,
    Etends tes semelles,
    Thé et menthe se mêlent.

    Terre ! Enfer ! Emergez !,
    L’éphèbe d’ébène se vend.
    Hélène épelle en déférence
    Le prétexte de le pendre.


    HECTOR :
    - Hélène,
    De Géhennes en enfermements
    Tente, échevelée,
    Tes effervescences tellement réelles.

    Et crèvent les frêles pensées,
    De ce Verbe vénéré !
    Le Temps dresse
    Cette verve effrénée.

    Scène III :
    THESEE (Qui vient de vaincre le Serpent) :
    - En enfer,
    Le dément désespéré égrène l’éternelle perte.
    C'est Thésée, frère de Grèce

    ACTE IV
    (A Troie – Dans le palais de Pâris)

    PÂRIS (faisant croire à la mort de Thésée) :
    - Hélène, Thésée erre en Enfer
    Venge- le !
    Et de Thèbes,
    Serre le fer de l’épée !

    ZEUS (se réjouissant de la victoire de Thésée qui arrive à Troie) :
    « Sa descendance ne se compte pas, au millier de ses conquêtes, Phoebus ou Thésée comparé au dieu Apollon, cherche encore la quête ».

    THESEE :
    - Hélène !

    HELENE (se précipitant dans les bras de Thésée) :
    - Thésée !

    PÂRIS (à voix basse et avec amertume) :
    - Hélène et Thésée s’élèvent.
    Les grecs espèrent.

    ELECTRE :
    - Tendresse et tempêtes,
    Perplexes sénescences,
    Hélène est mère, bête
    Et Clémence mêlées.

    (Le rideau se ferme sur Hélène et Thésée, enlacés)

    THE END


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commentaires ( 9 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (Jardin de Lune) le samedi 04 avril 2020, à 10:07
En ces temps où il est bienvenue de rigoler un peu, et alors qu'on se remet à nos petits "défis" poétiques, je reposte cette étrangeté : un pièce de théâtre antique, un peu loufoque, mais qui se tient, que j'avais écris en n'utilisant que la voyelle "e" dans les mots.
(Les quelques passages écrits avec toutes les voyelles furent écrites et intégré dans le texte, par l'ami Didou, à la faveur d'un "crossover" que j'avais fait. Didou venait de poster une petite prose sur la Grèce antique.
Amitiés à tous et à toutes.
Philip

José le samedi 04 avril 2020, à 12:32
Oui je crois me souvenir de ce post qui, malgré la difficulté imposée se tient en effet, ce qui est une vraie prouesse.
Bonne journée

Philip (Jardin de Lune) le samedi 04 avril 2020, à 12:45
Pour JOSE :
Merci, cher José. En effet, j'ai "pesté cet exercice de stèle" (comprendre en rétablissant les bonnes voyelles : "j'ai posté cet exercice de style !" en 2013.
Ce fut un petit challenge loin d'être évident. Mais, comme je l'écrivais "ça se tient !" (à peu près).
Amitiés. Prends soin de toi, José.
Philip.

mariepaule le samedi 04 avril 2020, à 13:47
Coucou Philip, je m'en souviens aussi, et suite à ton écrit, j'avais un poème qu'avec la voyelle E, il faudra que je le cherche...

Remonter dans le temps poétique est toujours pour nous un bonheur de pouvoir te lire, un casse tête de ne mettre que des mots ayant que la voyelle E, mais cette pièce théâtrale est très réussie

Bisous Philip
Marie

domidom le samedi 04 avril 2020, à 16:50
Coucou Philip!!!
Pas facile ce défi, et pourtant, celui-ci est écrit dans la perfection, je ne dirais pas que c'est de (l' à peu près), c'est juste un écrit sublime...
(2013), comme c'est loin, comme j'aimerais retrouver cette époque....(Hélas, rien ne revient jamais)...
Merci pour ce défi...
Bisous, Domie...

vertflo le samedi 04 avril 2020, à 22:58
Bonsoir Philippe
C'est un truc de ouf le défi que tu t'es lancé !
T'avais vraiment envie d'être maso le jour où tu as décidé de te lancer là-dedans !
Par pitié, ne nous propose pas un truc comme ça à relever, on va tous devenir maboule.
Déjà avec le confinement, on commence à devenir barge , alors avec un challenge pareil , là pas besoin du corona pour nous achever !
Cela dit, je l'ai relu quand même deux fois car ce n'est pas fait pout un gars comme moi qui comprend vite mais à qui il faut expliquer longuement les choses.
T'as pas encore un truc plus pervers à nous proposer !! (rire )
Amitiés '' antiques '' du côté de St Remy où l'on devait se rencontrer pour jouer ensemble mais où l'on ne s'est jamais vus !
Claude

Philip (Jardin de Lune) le dimanche 05 avril 2020, à 08:55
Pour DOMIE :
Coucou Domie,
Merci pour ton commentaire.
Sublime, certainement pas. Disons que cela n'a pas été évident. Il fallait à la fois trouver une trame un peu théâtrale et antique et n'utiliser que des mots avec la voyelle E. Je me souviens, Loïc et Pat avaient débusqué quelques autres voyelles et me l'ont signalé et j'ai dû corriger.
Oui, 2013, c'était…..hier !
Claude et Susan viennent de relancer la mode des petits défis en encourageant les ami(e)s à écrire des Abécédaires. Prends soin de toi, Domie et gros bisous.

Pour MARIE :
Oui, pour les "anciens" et fidèles du site, ça rappelle des souvenirs quand l'un d'entre nous re-poste. Et les nouveaux peuvent découvrir nos écrits du passé. Oui, ce fut un casse-tête. Pas si facile. Mais ce défi, je me l'étais imposé à moi-même.
Gros bisous. Philip.

Pour CLAUDE :
Salut, Claude. Oui, je viens de dire à Marie que le défi, je me l'étais lancé à moi-même.
Je me demande même si, pour égayer un peu ces jours tristounets de confinement, je ne vais pas essayer d'écrire d'autres pièces de théâtre "pour rire" avec les seules voyelles i, ou u, ou a ou o. Encore moins facile, car c'est quand même le e qui est le plus fréquent dans les mots.
Ah, notre rencontre ratée ! Car à cette période, Didou (du site) venait presque à l'improviste nous visiter à Paris. Mais ce sera partie remise (figure toi qu'il y a 2 ans, en remontant sur Paris, nous avons dormi à Nimes (hôtel en face de la gare), visité et délicieusement déjeuné dans la vieille ville, restaurant camarguais). J'ai pensé à toi, ce jour là. Il y a deux ans, j'avais amené mon matos chez Loïc et nous avons joué - lui au chant : Smoke on the water et Shine on you crazy diamond ! A très bientôt. Amitiés. Philip.

vertflo le dimanche 05 avril 2020, à 15:29
Alors comme ça, tu passes incognito à Nîmes ?
Oui je me souviens que tu étais passé chez Loïc et moi je n'étais pas libre et la première fois, c'est toi qui effectivement n'avait pu venir à cause de Didou !!Grrrr!!!!(rire )
Bon, vu que l'on dit : ''' jamais deux sans trois '' c'est pas gagné !
Amicalement
Bonne fin d'aprem
Claude

Philip (Jardin de Lune) le lundi 06 avril 2020, à 07:31
Pour CLAUDE (Vertflo) :
C'était il y a deux ans, une étape intermédiaire sur le trajet du retour Nice-Paris (pas par l'autoroute). Le matin ce fut Arles et l'après-midi et la nuit, Nimes. Mais je n'avais sur moi ni ton adresse, ni ton adresse mail.
Mais ne t'inquiète pas, on se verra un jour. Avec le plaisir de gratter ensemble.
Amitiés. Philip

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