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Le coucher du soleil
Le pressoir du soleil écrase les rayons,
Quelques tâches de sang auréolent le ciel,
Au loin le crépuscule allume ses tisons,
La fin du jour commence ses vendanges vermeilles.
Quelques nuages passent, se lient puis se déchirent,
En grappes leurs lambeaux filtrent le clair obscur,
Le pochoir de la nuit teinte ses ciselures
D’ un rouge vermillon que l’ombre va ternir.
La Lune peu farouche lentement se dévoile,
Le soleil qui se couche va glisser dans son lit,
Puis il s’endormira dans les bras des étoiles
Pour réchauffer le cœur des froides galaxies.
Mais avant que le Ciel et la Terre se constellent,
Devant son chevalet, le peintre ébloui,
Prenant le soir qui tombe pour flamboyant modèle,
Eclabousse sa toile de pigments d’alchimie.
Claude écrit le 28 Mars 2020
( ancien poème de 2013 )
https://www.youtube.com/watch?v=g4tyY8D6DR4
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