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Les portes de lumière n’ont pas de porte
pas de seuil, pas de vantaux
sauf à tomber dans le panneau
les soleils ont toujours un coeur noir
leurs rayons ne sont pas que lumière
mais tout de même, ils se nourrissent
de fleurs d’or et de grenades mortes.
Les portes de l’espoir n’ont pas de porte
pas de seuil, pas de vantaux
sauf à affronter seul le chaos
les soleils se sont plus ronds
leurs rayons sont à la vie si bon
mais ils tuent parfois même les iris
car la climatisation nous laisse en short.
Les portes se tiennent droites, si droites
qu’elles nous aspirent à respirer
qu’elle nous inspirent à expirer
fleur de sang au coeur battant
ce virus terriblement accablant
nous a placé au fond de l’abysse
pour battre et rabattre notre aorte.
Les portes se tiennent droites, si droites
fanaux pour nos peurs, gardiennes de demain
faméliques heures, arméniennes à deux mains
imploration vaine ici git, certaine là-haut
résurrection pascale, pas que des fabliaux
une espérance en la force médiatrice
qui peut faire de chacun une chayotte.
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