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Le virus comme une fleur de printemps s’épanouit
Ses pétales sont des dards et son parfums pourri
Les morts s’embrassent encore dans un fol élan
La planète ne tourne plus rond : tout est cassant.
Même le soleil là-haut, a des rayons d’acier carré
Chacun a le sale sentiment de s’être fait entubé.
Même plus un petit coin d’herbe pour reposer sa tête !
Quand je songe aux jours heureux, aux jours de fête !
Même plus le droit de se serrer la main
Cette Humanité parait sans lendemain.
Heureusement pour nous, le printemps est là
Les oiseaux et les fleurs font leur apostolat
Répandant chants, parfums et couleurs
Comme de rien n’était dans les coeurs !
Comme si le virus était parti, sans rancoeur !
Et qu’enfin l’on pouvait chanter en choeur
En se tenant par la main et en se faisant la bise
Car, c’est sûr, s’en était bien fini de la mouise.
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