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AU PRINTEMPS DES LUMIERES
Aux reflets qui ondulent sur la rivière d’un matin crème,
Jonquilles et capucines déploient leurs couleurs diadème,
De l’oranger à l’azur, de vert en cette peinture bohème,
Fleurs qui vivent et meurent au printemps des lumières.
Du chant des oiseaux, bataille de plumes, une ancre en ce poème,
Elle s’attache au ponton des bruyères, et sur roseau sans problème,
Des brindilles fournissent la matière aux nids le stratagème,
Bientôt les oisillons feront l’écho au printemps des lumières.
La sève, nourriture des feuilles et des racines composent ce thème,
Aux semaines qui frissonnent aux vents, un partage à ce théorème,
Des friches déchiffrent le nombre d’insectes qui s’envolent à cet emblème,
Ils se gaveront de pollen, se délivrent au printemps des lumières.
Aux amours qui se précisent, l’indécis est un chevalier ardent qui parsème,
Un frisson, une exaltation, un bruit de fureur dans le cœur qui aime,
Les yeux rêvent de passion, un fruit presque défendu à ce système,
Le regard est proche de l’égard, un respect au printemps des lumières…
Didou écrit le 20 03 2020
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