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Si je livre aujourd'hui les secrets de mon cœur,
C'est qu'une mer d'amour submerge ma sagesse,
Le front de mon élu, j'en connais la valeur,
Mon éloge sera d'une intime tendresse,
Cette propre beauté, sublime à n'en finir,
Angélique linceul mérite sa couronne,
Rose parmi les fleurs que rien ne peut flétrir,
Ces vers élogieux ma plume vous les donne,
L'indéniable aveu, l'hommage mérité,
Réveille les échos d'un peuple de mésanges,
Le bijou d'Orient sagement vénéré,
Comme le papillon que caressent les anges
Sur la harpe du vent où tremble le frisson
Des premiers jours d'avril aux pages de l'aurore,
Cette femme de rêve au regard si profond
Que je me sens mourir quand le soleil l'explore;
Elle est pour mon esprit le fabuleux trésor,
Je me sens défaillir quand son regard se pose
Sur moi comme un parfum, mon âme prend l'essor
Pour étreindre ses cils telle une perle éclose,
Qu'il m'est doux de la voir, de l'aimer à genoux,
De caresser des yeux cette femme de rêve,
Je ferai de mes vers les plus jolis bijoux,
Pour honorer son corps; si ma lyre s'élève
Pour offrir un bouquet au berceau de ses doigts,
C'est parce que je sais sa grâce sans égale
Et quand je vois fleurir son merveilleux minois,
Je peux vous dire amis, que mon cœur se régale,
Ainsi ces humbles mots seront mon testament,
Quand vos yeux tomberont sur ces modestes pages,
J'espère un peu d'amour, un peu de sentiment,
Mais surtout que vos sens comprendront mes adages.
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