|
En pays Franc-Comtois j'espère revenir
A l'heure du berger juste avant de partir,
Quand la plaine revêt sa robe d'émeraude
Enjolivé de fleurs, que le printemps ravaude,
J'irai revoir l'école une larme dans l'œil,
Le conséquent portail, la cour et son tilleul
Et puis non loin de là l'église du village,
Reprendre le chemin, revivre mon jeune âge,
Comme au temps des bouquets, des cerises de juin,
Au bonheur de l'instant des baisers dans le foin,
Puis le temps des épis, des sources cristallines,
Entendre de nouveau le barde des collines,
Le romantique oiseau qui chante nuit et jour,
Pour sa belle à venir le cœur rempli d'amour,
Et puis revoir aussi la place et sa fontaine,
Miroitant souvenir d'un temps de porcelaine,
Un ballon dans les pieds je n'étais point ténor
Mais pouvoir s'exprimer pour moi c'était de l'or
Gosse en culotte courte au stade de la berge,
Tricotant point par point ce que la tête héberge,
Échoir pas après pas enfin "aux rossignols"
Une rue où le jeu valait tous les alcools,
Enivrante à rêver qu'ensemble nous quittâmes
Mes chaleureux amis mais qui coule en nos âmes.
|