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Echange de pardons dans l’amour véritable
La souffrance apaisée s’en est allée et mon âme enfin se repose.
Sais tu la munificence de ce cadeau par toi offert ?
Couchée sur son papier, une fois l’enveloppe ouverte,
Elle a jaillit devant moi dans la douceur d’une encre verte
Que l’eau facétieuse avait par endroit effacée,
Mais dont elle n’a pu altérer la force de ton geste,
Qui avait marqué à jamais de son empreinte cette feuille.
Que tu sois béni François-Xavier pour ces mots !
Et sois assuré de mon pardon comme de mon amour.
Nous devons faire avec nos imperfections
Comme avec celle des autres : les accepter
Comme les signes de notre humanité.
Etre des Dieux, voilà ce que nous voudrions.
Nous guettons chez les autres l’imperfection.
Nous nous désespérons de constater les nôtres.
Nous nous délectons de les observer chez les autres.
Mais ce n’est qu’une seule et même ascension.
Entre ce que nous sommes et nos aspirations,
Entre nos attentes et ce que l’autre est,
Entre nos rêves et nos propres marais,
Il y a l’épaisseur de la chair
La lourdeur de l’éléphant
La pesanteur de la terre
Et le poids de nos tourments.
Le secret est d’accepter et l’éléphant,
Et la chair, et la terre, qui nous porte,
Sans laisser nos tourments tournoyer trop longtemps
Pour qu’ils ne puissent prêter main-forte
A notre ego, qui nous rendrait désespérant.
Je prie donc et j’invoque tous les saints,
Répertoriés ou non, pour que tes pas d’homme
soient des pas sages qui te conduisent à Rome
et continuent d’ouvrir ton coeur et tes mains.
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