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Rappelle toi l'aube enflammée des matins d'été
Lorsque la voie lactée disparaît dans l'infini,
Rappelle-toi la douce caresse de la brise
Lorsque s'éveille ton esprit émerveillé
Nul ne saurait troubler cet instant si précieux
Qu'offre la nature à tes yeux,
Tu baignes dans un océan d'extase,
Seul, et la vague de chaleur
Des premiers rayons ta peau effleure,
Et tu voudrais partager ce bonheur,
Et tu voudrais retrouver ton âme sœur
Et tu voudrais, et tu voudrais... et tu voudrais...
Ne faire qu'un avec la buse qui te survolait
S'élever dans l'azur, quitter cette terre
Qui depuis trop longtemps te retient amer,
Tambouriner à la porte du divin,
Et que toi mon aube je te retrouve enfin,
Nous partirions au crépuscule main dans la main,
Vers des contrées éternellement insoumises,
Là où les âmes se fascinent, se consument
Au cœur des cieux, qu'une lueur l'amour attise,
Libres finalement,
Hors du temps.
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