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Sous une affreuse mélancolie,
Mon coeur pleure comme la pluie,
Quand je vous vois madame, comme un soleil
saturé par des sombres et lourdes nuées,
Etendre vos bras de lumières sur les cuivres sinistres
du couchant,
comme des furtifs baisers,
Comme des caresses d'amours avortées.
En plus, mes mers de supplices sur les rives,
n'iront jamais s'échouer,
En vous voyant le coeur brisé
sous des chagrins dolents indomptés,
Depuis que votre mère a été arraché
par la lame insidieuse du destin,
Si bien que mes nuits ne sont plus bercées
par des rivières de satins.
Ô madame, votre spleen est si majestueux,
qu'il fait même pleurer les pierres,
Et mon coeur se noit dans une plainte sourde,
comme un marin haletant dans les étreintes funestes de la mer,
Mon âme est une nuit sans étoiles,
qui est avalée par sa langueur austère.
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