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Pour écrire un hommage à l'être de sa vie,
Il en faut du courage autant que de l'amour,
Si vous lisez ces vers, amis, je vous en prie,
Ayez de l'indulgence, un geste à mon entour,
Pour ce parfum d'encens le meilleur de moi-même,
Un chapelet de mots ensoleille mes doigts,
Je livre ainsi mon cœur pour la dame que j'aime,
Quelque chose de doux comme son beau minois
Alimente ma plume, une essence divine
S'attise de tendresse, aux traits de sa beauté,
Cet or incandescent c'est l'encre d'aubépine
La plus ardente flamme en moi reste sacré,
Comment calmer ma soif que rien ne désaltère
Sinon qu'en écrivant l'offrande à son égard,
Au besoin de ses yeux tout ce qui peut lui plaire
Un hymne à sa mesure au charme bien Lombard,
Aux couleurs du printemps qui couronne sa tête,
Gage assuré de l'âme entre le ciel et l'eau,
Dans l'air pieux et beau que bénit le poète,
Tout ce que chante l'ange au giron de l'oiseau,
Le message émouvant parfumé d'ambroisie,
Une main sur le cœur l'autre sur le papier
Qui ruisselle à flots d'or, comme joaillerie
Et dépose à ses pieds l'authentique rosier,
Un seul de ses regards annonce mon sourire,
Son charme pénétrant demeure le plus fort
Et le feu qu'elle allume émerveille ma lyre
Elle sera l'aimée et ce, jusqu'à ma mort;
En portant à son front le sceau de la plus belle,
La volupté des fleurs accompagne ma main,
Que s'envolent ces mots, si mon art est une aile,
Je m'incline à genoux, embrassant le vélin.
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