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Mon coeur pleure comme une pluie ardente automnale,
Quand je vois les coeurs féminins échancrés,
suffoqués sous des langueurs fatales,
De voir ces fleurs ruisselantes de mousses de rosées,
Ces trottoirs sombres qui se fissurent,
sous les valises lourdes de plaintes des femmes éperdues
et contristées,
Qui ont essuyées des meurtrissures infâmantes,
embrasées par des hommes pleins de misogynies,
Même les aurores sont dévorées par d'incurables mélancolies,
Et versent leurs rivières de larmes fauves et voraces
Sur cette terre maudite, où les femmes n'ont plus leurs places.
Là où les champs sont abreuvés de pluies stagnantes,
Où les parfums de vies sont des eaux dormantes.
Mon coeur pleure comme une pluie ardente automnale,
Pour laver les tâches sombres du machisme et les violences des mâles.
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