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MALADIE D’ALZHEIMER (à mon frère)
Le sujet est grave, mais la mémoire flanche,
Elle construit un autre univers sur la planche,
Celle d’un skate-board qui roule sur les blanches,
Allées des souvenirs qui s’enfouissent à jamais.
Elle est tellement mauvaise cette mémoire,
Qu’elle ne se souvient pas de ce qui peut arriver demain,
Elle ferme les volets, pour entrevoir cette nuit, son histoire,
Un éclair jaillit au lointain, photos jaunies des lendemains.
Prononciation impossible, utile pour se faire comprendre,
He oui, une capacité sans perceptions du temps à prendre,
Au figuré, figuré vous que la personne est futile, il mélange tout,
Du vinaigre dans le vin, du sel dans le café, pour lui c’est ça poudre,
Celle de l’escampette, se promener et rire aux orages et aux foudres,
Il se met en colère, celle d’un dieu perdu dans l’atmosphère d’un fou.
Du vieux grigou, à la jeunesse des âmes des enfants,
Du vieux singe aux grimaces, à la faiblesse d’un faon,
Pour un temps, il s’interroge et rêve à des heures portant,
En lui l’amour des siens, regards en coin et vous bluffant,
De son flegme sans le britannique aux airs consternants,
De l’homme qu’il est, l’humain en lui ne comprends plus rien,
La maladie gagne dans ce jeu aux couleurs qui ne valent rien…
DIDOU écrit le 15 02 2020

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