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Soudainement, les vives clartés du soleil,
Sont réfractées par les nuées sombres,
noires comme la nuit, sans pareille.
C'est l'amorce blêmissante de l'automne,
qui engendre en nous, des lourdes insomnies,
et des longs sanglots vermeils.
Quand nous voyons,cette mortaison qui dénude farouchement
des peupliers, des amandiers, leurs feuillées verdoyantes,
Sous les caprices des vents, comme des mégères,
aux humeurs taciturnes et véhémentes,
Qui font plonger la nature dans des odeurs mortifères
et dormantes,
Là où les floraisons et la vie reposent à jamais,
Sous les étreintes funestes des crépuscules automnaux,
froids et épais,
Là où les heures mornes se prolongent comme leurs forfaits,
Là où se figent les nappes humides de mai,
Où les nuits propices aux silences de marbres,
ne s'atténuent jamais.
Mais ne t'inquiètes pas jeune automne,
comme tous ces marins vigoureux et orgueilleux,
narguant la vie et les tempêtes, sans retrait,
Tu seras englouti dans les urnes profondes du temps,
de la mer, d'un trait.
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