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Toi qui a vécu souvent l'inénarrable
Dont seul le regard perdu au lointain porte en lui
le secret des gestes chevaleresques,
Des cavalcades endiablées des mauresques,
Qui a vaincu les démons en risquant sa vie,
Il ne te reste plus rien,sauf l’honneur,
Où sont partis tes amis, tes compagnons?
Forts dans l’adversité, solidaires et rieurs,
Ils ont maintenant franchi les rives de l’Achéron,
Seul tu restes,
Vaillant,
Seul tu te souviens,
De la saveur d’un instant,
Quand vainqueurs,
Aux marches de la cité
Vous avez crié Liberté !
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