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C'est si vague, si beau, si grand comme je t'aime
Que rien ni peut suffire et pas même un serment
Je sais que je t'aimais, sans le savoir moi-même
Avant notre rencontre en plein cœur du néant
Je te savais déjà, je savais ton empire,
Ton emprise marchait tendrement en secret,
Je croyais au destin, à ma façon d'écrire
Où d'admirer les fleurs, mon âme t'attendait.
<<Le rêve prête aux sens, à la vie, à l'attente
Son baluchon d'espoir, le soin de le cacher,
S'appelle la pudeur, la sagesse émouvante,
Nous le savons déjà qu'il faut vivre d'aimer>>!
Au parvis du printemps l'amour est une rose,
Qu'il faut choyer sans cesse avant l'heure du glas,
C'est les jeux interdits, le reste est de la prose,
Le véritable amour s'invente à chaque pas
N'en croyez que l'eau pure, il s'écoule en silence
A l'abris des regards, de jour comme de nuit
Sa plus grande valeur reste son éloquence
Aimer c'est croire aux fleurs, c'est avoir de l'esprit,
Tout est grand dans l'amour, du rire à la tendresse,
Les traits de ta beauté dessinent mon bonheur
Et quand je dis ton nom le soleil me caresse,
Chaque mot que j'invente est un peu de mon cœur,
Je ne puis sans trembler, étreindre ton visage,
Le bonheur de t'aimer c'est une aube sans fin,
C'est la nuit au soleil, C'est l'oiseau sans la cage,
La vie en devient belle et l'amour un chemin.
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