|

LE VOLEUR DE SOLEIL
Je le dérobe sous un ciel torride,
Gare à moi s’il s’invente avec mes rides,
Je le vole, en mon âme si aride
Il la réchauffe même en apatride.
Je le vole avec son levé de l’ouest,
Couleurs si belles aux horizons célestes,
Il prend mon cœur avant qu’il ne reste
Je suis son voleur avec son manifeste.
Je le décroche avec ses pôles et ses méridiens
Une donation d’infortune, ce n’est presque rien,
Du tout au tout, il me procure l’essentiel tel un gardien,
Il me donne des frissons quand le froid est acadien.
Je le subtilise avec ses rayons ultraviolets,
Derrière ma fenêtre je le vois à travers les volets,
Son ombre se projette sur mes pas sans filets,
Il envoie ce qu’il peut, sa lumière tel un feu follet.
Le voleur de soleil, je peux dire qu’il m’irradie,
Sans aucun apport, sans frais, tel un radis,
Il peut se faner, disparaitre en une douce mélodie,
Celle des aurores, des crépuscules, il l’a il m’étourdie.
Didou écrit le 26 01 2020
|