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Mon audace frileuse était engourdie
par les nappes de froideurs oppressantes, et voraces de l'automne,
Et par sa partition soporifique et monotone.
Lorsque j'entendais comme une lourde plainte féminine,
la pluie morne de l'azur, crépiter sur ma fenêtre,
Et qui pénètrait languissament tout mon être.
Car j'étais cloué par l'impuissance,
Je ne pouvais point la braver, ni l'assécher par mon empathie,
ma puissance.
Si bien que mon âme et mon coeur
devenaient cette pluie longue et ravageuse,
Qui rendaient ma vie noire et disgrâcieuse.
Au fur et à mesure, je sentais que je devenais un astre
froid, opale, évanescent,
Comme une vieille femme affaissée par les aigreurs du temps.
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